C’est en tout cas l’objectif du « bail vert » (ou green lease). Encore peu répandu en Suisse, ce modèle prévoit, en plus des conditions habituelles des contrats de location, que locataires et bailleurs s’engagent dans des démarches écologiques pour les bâtiments. L’Office fédéral de l’énergie (OFEN) vient de publier un rapport sur la perception de ces baux dans le contexte suisse. Dans le secteur commercial, les grands bailleurs institutionnels y sont généralement favorables, tandis que les locataires – en particulier les PME – redoutent des ingérences ou des coûts imprévus. Dans le domaine résidentiel, si les propriétaires institutionnels semblent motivés, les bailleurs privés sont souvent peu concernés. Les locataires sont quant à eux critiques, « par manque de compréhension des avantages potentiels ou de bénéfices tangibles ». Selon le rapport, pour être acceptés, ces contrats doivent offrir un avantage concret aux locataires et rester équilibrés, avec un dialogue continu entre les parties. SuisseEnergie devrait notamment fournir des outils pour conclure des baux écologiques et développer des instruments pour favoriser leur impact. Idéalement, la Confédération devrait par ailleurs lancer des projets pilotes dans ses propres bâtiments.