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Étiquette-énergie, mode d’emploi

Ces labels qui mettent en évidence l’efficacité énergétique des appareils, notée du vert au rouge, délivrent une mine d’informations. À condition de savoir les déchiffrer.

Pour inciter ses clients à réduire leur consommation d’électricité grâce à des appareils plus performants, OIKEN leur propose un coup de pouce financier dans le cadre de son programme Efficiences. Afin de les guider dans leur choix, il s’appuie sur la plateforme Topten, qui note l’efficacité énergétique des appareils disponibles sur le marché. Son outil : l’étiquette-énergie. Celle-ci permet de distinguer rapidement les plus économes des plus énergivores.

Des normes de plus en plus strictes

La première information qui saute aux yeux est une classification par couleurs. Le rouge désigne les appareils les plus gourmands en électricité, et le vert, ceux qui le sont moins. Ces teintes se doublent d’une lettre affinant cette information ; elle varie du G (pour les plus gros consommateurs d’énergie) au A, voire au A+++ pour les plus sobres. Attention, cette dernière notation tend à disparaître ! « L’Union européenne est en train de réviser les standards », prévient Charlotte Spörndli, de Topten.

Ainsi, au rayon électroménager, certains appareils, comme les radiateurs et les chauffe-eau, affichent encore l’ancien label, tandis que les réfrigérateurs, lave-vaisselle, lave-linge et sèche-linge sont déjà passés au nouveau système. Ce dernier répond à une norme plus stricte et se limite aux lettres A à G – exit donc les A+++ et consorts. « Avec ce changement, un modèle qui arborait jadis un A+++ peut, par exemple, désormais être noté C », signale Charlotte Spörndli. « Lorsque les premières étiquettes-énergie ont vu le jour, personne n’imaginait que l’on parviendrait à améliorer à ce point l’efficience des appareils », relève-t-elle.

Réparabilité, contenance et bruit, etc.

D’où l’importance de prendre en considération les autres paramètres figurant sur l’étiquette-énergie. Des paramètres qui peuvent varier en fonction de la catégorie d’appareil, mais qui aident à déterminer lequel est le plus adapté à l’utilisation que l’on prévoit d’en faire. Un frigo affichera par exemple la quantité d’énergie qu’il consomme annuellement, un sèche-linge, celle qu’il utilise pour 100 cycles de séchage. 

Les étiquettes les plus récentes affichent en outre un indice de réparabilité. La note varie de A à E, selon que l’appareil se démonte facilement ou non, et selon que le fabricant propose ou non des pièces de rechange. S’y ajoute une indication sur la contenance en litres pour un frigo, ou en kilos de vêtements pour un lave-linge, par exemple. Une note sur le bruit produit par l’appareil complète – hélas pas de façon systématique – ce résumé. « Toutes ces données se basent sur celles fournies par les fabricants », ajoute Charlotte Spörndli. Ces mesures reposent sur des normes strictes, l’OFEN pouvant en outre effectuer des contrôles et assurer ainsi la fiabilité des informations.

Enfin, puisque la meilleure manière d’économiser de l’énergie est d’en consommer le moins possible, un point à ne pas négliger est celui de l’utilité d’un appareil : a-t-on vraiment besoin d’un frigo XXL ou d’un sèche-linge ? Pensez-y !